Les travaux de doublement du pont sur la Loire déjà évoqués ici se poursuivent, à l'abri des regards des automobilistes, qui ne peuvent qu'apercevoir les grues de chantiers qui dépassent des brises-vues installés pour des raisons de sécurité .
Les informations ci-dessous sont tirées du journal Ouest France du 02/09/2009.
C'est parti pour quatre ans de travaux :
La Construction du viaduc prendra deux ans. Les travaux ayant démarré en avril, son ouverture est prévue à l'été 2011. Dans les faits, il s'agira d'un basculement de la circulation, pour libérer l'ancien viaduc. Ce dernier sera,à son tour,en travaux durant deux ans. La circulation en deux fois trois voies est annoncée pour la mi-2013.
Un pont « Copie conforme » du premier pour un passage à deux fois trois voies :
Le viaduc, dont les travaux ont démarré en avril, sera un petit frère du viaduc actuel. Lui aussi comportera 9 piles et 2 appuis soit 10 travées, le tout construit en parallèle... Le viaduc franchit, sur 800 m, non seulement 1a Loire mais aussi le Louet,1e bras de Saint-Aubin et la départementale 132, vers Juigné-sur-loire.
L'autoroute passera de deux fois deux voies à deux fois trois voies, entre l'échangeur de Haute-Perche et celui de Sorges, sur 7 km. Le pont sera équipé d'une bande d'arrêt d'urgence de part et d'autre, et d'écrans antibruit .
La technique constructive employée sera quasiment identique à celle de 1974, pour le premier viaduc. Le tablier se composera de caissons précontraints, réalisés par encorbellements successifs c'est-à-dire coulés de part et d'autre des piles, en hauteur, pour se rejoindre et former le pont. La portée entre deux piles sera de 85 m
Pour mener à bien ces travaux, un pont mécanique provisoire (une estacade) a été réalisée qui permet d'alimenter les divers chantiers, notamment ceux des pieux et piles, gourmands en béton.

La première de ces piles va émerger d'ici un mois. Actuellement, derrière un rideau de palplanches, les ouvriers s'activent à fonder les quatre pieux, qui s'enfoncent jusqu'au schiste, et sur lesquels sera coulée une semelle de 300 m3.

Éléments financiers (selon Ouest France) :
L'ouvrage d'art revient. à lui seul à 34 millions d'euros. Avec le passage à deux fois trois voies de 6,5 km d'autoroute, entre l'échangeur de Mûrs-Erigné et celui de Sorges, le coût global atteint 77 millions, entièrement financés par Autoroutes du Sud de la France.